Elections régionales 2021 : ce qu’il faut savoir du scrutin en Bretagne

Elections régionales 2021 : ce qu’il faut savoir du scrutin en Bretagne

Bastion historique de la gauche, la région pourrait basculer dans l’escarcelle de la majorité présidentielle le 27 juin prochain au terme d’une guerre fraticide entre deux héritiers de Jean-Yves Le Drian.

A quelques jours du premier tour des élections régionales, les yeux de La République en marche se tournent vers la Bretagne. Et pour cause : cette région, acquise à la gauche depuis 2004, pourrait constituer l’une des rares chances de victoire du parti présidentiel pour ce scrutin régional, même si les jeux sont loin d’être faits. Le PS reste attaché à son fief et le Rassemblement national se tient prêt. Loïg Chesnais-Girard, socialiste de 44 ans, est le président sortant du conseil régional de Bretagne. Il a accédé à ce siège sans avoir été élu puisqu’il a pris le relais de Jean-Yves Le Drian, actuel ministre des Affaire étrangères, qui a démissionné en 2017 quand il a été nommé au gouvernement. Cet ancien maire de Liffré (Ille-et-Villaine) est candidat à sa propre succession.

Treize listes sont sur la ligne de départ. Côté PS, le président sortant Loïg Chesnais-Girard emmène la liste « La Bretagne avec Loïg » face à celle de l’ex-socialiste Thierry Burlot (Modem-LREM-UDI), ex-vice-président de la région chargé de l’environnement et candidat de la majorité présidentielle. Y figure notamment Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, en troisième position dans le Finistère. A droite, on retrouve Isabelle Le Callennec, investie par Les Républicains, et Gilles Pennelle pour le Rassemblement national. Claire Desmares-Poirrier va défendre les couleurs d’Europe Ecologie-Les Verts tandis que Pierre-Yves Cadalen et Marie-Madeleine Dore-Lucas mènent la liste de La France insoumise.

Ces six listes seront confrontées à celles de Daniel Cueff, candidat sans étiquette, de Joannic Martin du Parti breton, de Valérie Hamon de Lutte ouvrière, de David Cabas de Debout la France et d’Yves Chauvel, candidat souverainiste à la tête d’une liste sans étiquette. Enfin, deux candidats se sont inscrits juste avant la date limite du dépôt de liste à la prefecture. Il s’agit de Christophe Daviet, à la tête d’une liste citoyenne soutenue par le site aux tendances complotistes ReinfoCovid.fr, et Kamel Elahiar de la liste « Tous unis contre l’islamophobie ».