DANS LES COULISSES DE PRÉPARATION DU DÉFILÉ DU 4 AVRIL : LES MAJORETTES SONT PRÊTES !

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Mercredi 20 mars à l’Institution Notre Dame. La cour est très animée à 15 heures passées. Normal, les majorettes sont de sortie. Plus de 60 jeunes filles répètent leurs gammes pour le défilé du 4 avril auquel leurs aînées, avant elles, se produisent depuis 1994 ou 1995. Aux rythmes des « sabar » joués par les batteurs, la chorégraphie se met en place. Tantôt alignées, tantôt dispersées, elles enchainent les figures, sous les yeux émerveillés des plus jeunes, éparpillées en petits groupes. Ces filles ont été sélectionnées sur plus de 200 présélectionnées.

Les répétitions ont démarré depuis février dernier. « Ça avance timidement mais sûrement », confie madame Kabou née Véronique Diogoye, une des responsables des majorettes, à côté de madame Sagna. Professeur de Français de formation, madame Kabou occupe en même temps la Préfecture de l’Institution Notre Dame depuis 2010.

Critères de sélection des majorettes

C’est connu, pour être majorette, il faut faire partie des meilleures avec une bonne moyenne. A part ce critère, la discipline compte aussi. « Le travail et la discipline, liste madame Kabou. C’est deux (2) critères sur lesquels on s’appuie pour sélectionner la majorette. Hormis cela, il y a quand même le fait de pouvoir danser et vouloir danser. »

Seul bémol, les meilleures élèves sont très concentrées et ne parviennent pas à se détendre, relève Mbaye Faye, le chorégraphe. Qui se charge de les aider à trouver le tempo. « C’est vrai, confirme madame Kabou. Les excellentes élèves, il y’en a qui viennent et d’autres qui ne viennent pas parce qu’après tout c’est un loisir. Quand je leur parle, je leur dit que l’élève a un temps de loisir. »
S’agissant de la moyenne, l’Institution Notre Dame a placé haut la barre. « Au premier cycle, comme nous sélectionnons à partir de la 3ème, cette année, dès fois on descend jusqu’en 4e. Cette année, on s’est arrêté en 3e, la moyenne de passage du premier cycle, c’est 12. Donc quelque soit alpha, l’enfant du premier cycle est sélectionné à partir de 14 de moyenne ou tout au plus 13,95. Au second cycle, on peut descendre jusqu’à 12 ou 13. Voilà. »

La taille ? « Je vois que cette année, le chorégraphe a beaucoup insisté sur le teint aussi pour l’homogénéité, tant qu’on a des teints clairs, des noirs mais en général, c’est la taille qu’on regardait. Malheureusement cette année, celles qui sont un peu fortes, ce sont des majorettes qui sont avec nous depuis la 4e. Elles ont pris de l’embonpoint mais on ne peut pas les chasser parce qu’elles travaillent bien, elles sont disciplinées et elles aiment ce qu’elles font. C’est pour cela que vous allez voir des filles un peu fortes. »

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Normalement soixante (60) filles suffisent mais pour parer à toute éventualité, il y a un surplus de six (6). Heureusement d’ailleurs puisque qu’entre temps deux (2) parmi les sélectionnées ont été renvoyées. Motif : Leur moyenne a baissé. Les responsables ont jugé bon, « pour des élèves qui sont en classe d’examen, de leur demander d’arrêter ». Sans doute qu’elles vont suivre des cours de rattrapage.

Le budget des majorettes

Il y a une économie autour car une majorette a aussi un coût. « Parce que les tenues sont facturées. La couturière est présente. Il y a des bottes, c’est un coût. La coiffure aussi et les accessoires. Avant, comme on n’avait pas beaucoup de soutien, on faisait participer les enfants à hauteur de 10 mille F CFA. Nous avons continué cette tradition mais on remercie au passage la Présidence de la République qui depuis, quelques temps quand même, nous soutient et cela nous permet d’habiller correctement les enfants et même de prendre en charge le repas. On fait un grand repas le 4 avril après le défilé. »

L’utilité des majorettes

Malgré ce coût, les majorettes sont très importantes dans l’école. « C’est la fierté de l’Institution Notre Dame, exulte madame Kabou. Nous sommes très connues avec ces majorettes. Aussi, c’est un modèle pour les plus jeunes. Chacune se bat pour être un jour majorette. Quand on a une prestation à l’école, ce sont les majorettes qui ouvrent et qui ferment. Mêmes-nous dans nos activités en tant que personnel, nous avons l’habitude de nous présenter comme des majorettes. Pour vous dire que cela dépasse le simple fait de jouer ici à l’école mais c’est l’image de l’Institution. »

Prochaine étape dans la préparation, ce sera la répétition générale avec l’Armée prévue le mercredi 27 mars avant une autre répétition fixée au 2 avril, deux (2) jours avant le grand jour. Déjà, les rivales du Lycée John Fitzgerald Kennedy sont prévenues par Aminata Aïda Barry, élève en Première L et meneuse (elle porte le bâton) des majorettes de l’Institution Notre Dame : « On est prête et on va relever le défi. »

Près de 17 heures, les filles cèdent la place aux garçons qui jouent au basket. A chacun son domaine.

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